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En 2020, le marché de la seconde main représentait 1,2 milliard d’euros selon Xerfi. Presque un Français sur trois aurait acheté d’occasion. 

Si à première vue, on peut se dire que c’est une bonne chose, lorsqu’on y regarde de plus près, cela pose quand même question. 

Acheter chaque année l’avant-dernier iPhone sur Back Market ou remplir sa garde-robe de vêtements chinés sur Vinted, ce n’est pas moins consommer. Ces plateformes participent activement à une consommation qui va toujours plus vite, sans oublier le chassé-croisé des envois postaux, qui n’aide pas non plus la planète. 

 

Ces 10 dernières années, le marché de la seconde main n’a cessé de croître…

Back Market, l’entreprise française leader du reconditionnement d’appareils électroniques, comptait plus de 5 millions d’utilisateurs au premier semestre 2021, soit trois fois plus qu’en 2019. La plateforme propose d’une part de racheter votre ancien téléphone qu’elle recycle et remet en vente. Et d’autre part, d’acheter un nouveau smartphone reconditionné, bien moins cher que le modèle neuf, sorti seulement quelques mois auparavant. 

Du côté de la mode, on ne présente plus Vinted, la plateforme vedette d’achat-revente de vêtements. L’entreprise lituanienne compte pas moins de 22 millions de membres en France et est présente dans 17 pays, en Amérique du Nord et en Europe. C’est celle qui  a largement participé à démocratiser ce modèle économique transformant nos placards en source de revenus. 

Les deux enseignes revendiquent vouloir lutter contre le problème de la surproduction de nouveaux produits en contribuant à l’allongement de leur durée de vie. Pourtant, force est de constater qu’avec plusieurs centaines de millions d’articles disponibles, le marché de la seconde main participe activement au marché du neuf. 

 

… Mais pas toujours pour le meilleur

Des consommateurs qui réfléchissent moins avant de passer à l’achat, car si ça ne convient pas, “on peut revendre”. Des acheteurs qui se tournent vers l’avant-dernier modèle du smartphone de leur marque favorite au lieu d‘acheter neuf, car “c’est moins cher et plus écolo”

En effet, plusieurs raisons poussent à acheter de seconde main : faire un acte écologique, dénicher LA perle rare et bien souvent faire des économies. 

Évidemment, cela permet de trouver un produit parfois presque neuf, bien moins cher. Mais ceci entretient activement le cercle vicieux de la surconsommation : j’achète moins cher, j’ai plus de pouvoir d’achat, donc je peux acheter plus.

Il ne faut pas oublier que les acteurs de la seconde main n’ont à la base, pas vraiment un positionnement écolo. Ils ont saisi l’opportunité ces dernières années, se plaçant souvent comme une solution face aux “grands méchants” de l’industrie. Mais leur objectif est bien de vous voir acheter souvent puisque leur modèle économique repose sur une commission sur les ventes effectuées (marge à la revente pour Back Market).

D’autre part, revendre ses biens permet aussi d’augmenter son pouvoir d’achat, donc in fine d’acheter plus. Le cercle vicieux semble sans fin.

Bien sûr, la seconde main présente de nombreux avantages et reste plus responsable qu’un achat neuf. C’est une bonne chose, mais à utiliser avec parcimonie. Il faut veiller à ne pas tomber dans le piège qui nous pousse à penser que consommer des produits d’occasion peut justifier tous nos achats.

La consommation de manière générale, de seconde main ou neuf, doit être réfléchie. À chaque fois que l’on s’apprête à acheter un produit, la vraie question à se poser n’est pas de savoir si c’est neuf ou d’occasion, mais bien « en ai-je réellement besoin ? »